C’est une mesure qui revient une nouvelle fois sur le devant de la scène. L’abaissement de la limitation aux 110 km/h sur l’autoroute. La Convention Citoyenne a remis cette question au cœur des débats et c’est l’Ademe, l’Agence de la transition énergétique qui a été chargée de réaliser “un bilan global” pour de mesurer les effets de cette réforme.
Autoroute à 110 km/h en France : Elisabeth Borne veut établir un bilan complet
“L’Ademe est en train de refaire le bilan” de cette potentielle réforme qui consiste à réduire la vitesse maximum de 130 à 110 km/h sur autoroute. C’est la première ministre, ex ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne qui le précise. Cette fois ci, ce “bilan” prendra en compte des “effets secondaires” avec notamment le report du trafic sur d’autres axes.
L’étude s’appuiera aussi sur les résultats constatés dans les départements qui ont déjà appliqué une vitesse maximale de 110 km/h sur autoroute, ce qui est le cas des Alpes-Maritimes par exemple.
L’autoroute à 110 km/h en France est un sujet sensible chez les français
La ministre rassure : “le gouvernement est bien conscient de la sensibilité du sujet. Nous n’avons pas oublié les 80 km/h” indique-t-elle. Pour rappel, la mesure des 80 km/h, conjuguée à une augmentation du prix des carburants, avaient été l’élément déclencheur des manifestations des “gilets jaunes”, qui avait paralysé tout le pays quelques années plus tôt.
L’eurodéputé EELV Yannick Jadot, interrogé par Franceinfo, estime qu’une contrepartie devrait être mise en place suite à cette potentielle nouvelle loi : “j‘aimerais qu’on mette comme contrepartie le fait qu’on baisse les péages sur les autoroutes“, a expliqué l’écologiste.
Il précise aussi que, selon lui, la limitation des 110 km/h sur autoroute n’est pas comparable à celle des 80 km/h – ce “qui était inacceptable, c’était le sentiment de mépris de Paris pour les zones rurales abandonnées par les services publics, abandonnées économiquement, abandonnées socialement“.
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